La Passe-Miroir tome 2 : Les disparus du Clairdelune de Christelle Dabos

Ayant lu le premier tome de la saga La Passe-Miroir il y a quelques mois déjà, je n’ai pas pu vous faire un article dessus. Pour résumer, laissez-moi dire que j’aime cette histoire d’amour fou, passionné et intarissable. Je bassine tout le monde avec ces livres car pour moi l’auteur Christelle Dabos a une créativité au niveau du récit et de l’écriture sans limite.

Je suis tombée tellement amoureuse de ce tome 2 que je ne sais pas par où commencer. Certainement par un petit résumé, toujours sans spoiler. Dans le premier tome, nous découvrions Ophélie qui est une jeune femme banale ne prêtant pas attention à son apparence, timide, assez sauvage et maladroite originaire de l’arche d’Anima. Elle est dotée de deux pouvoirs peu ordinaires, le fait de pouvoir traverser les miroirs et se rendre à différents endroits ainsi que lire l’histoire des objets à leur contact. Elle est fiancée à un étranger, Thorn dont le personnage est aussi froid que l’arche dont il est originaire : le Pôle. Suite à ces fiançailles diplomatiques, Ophélie va s’installer chez son futur mari où elle va découvrir la Cour et l’esprit de famille Farouk. Après avoir eu un premier contact avec les complots et les vices de la Cour dans le tome 1, le tome 2 nous réserve bien des surprises. Des disparitions inquiétantes et inexpliquées surviennent au Clairdelune, l’endroit le plus sécurisé de toute l’arche, des meurtres glauques, des complots à tour de bras. Qui est derrière tout ça ? Cela a-t-il un lien avec le Livre de Farouk qui est indéchiffrable. Cache-t-il un secret ?

Ce livre appartient au genre dystopique, en effet les Arches se sont formées après la destruction de l’Ancien Monde lors d’une période qu’on appelle la Déchirure. Ce qui me frappe et m’émerveille le plus c’est que cet univers a été créé de toute pièce par l’auteur. On y retrouve des civilisations qui se distinguent par leurs modes de vies, leurs coutumes et leurs pouvoirs. Des personnages qui prennent vie sous la plume de l’auteur, des descriptions si bien détaillées que je me suis forgé une image claire et nette de ce à quoi ressemblent Ophélie, Thorn, Bérénilde et bien d’autres. Je me suis attachée à ces personnages bien qu’ils aient tous de gros défauts et qu’ils soient loin de la perfection. C’est drôle quand on pense à toutes les autres dystopies où l’héroïne est belle, elle est parfaite, c’est elle l’élue, c’est elle qui va sauver le reste de l’humanité. Ici, on fait face à une vraie personne, l’âme d’Ophélie est ce que je préfère dans toute l’histoire. Elle est humaine, authentique et même si elle change au fil du temps, elle reste fidèle à ce qu’elle est et n’oublie jamais ses valeurs.

Si je dois trouver un défaut à ce tome 2, c’est sans hésiter sa structure. J’avoue que j’ai eu du mal à voir la fin des trois premiers quarts, malgré ma passion incendiaire pour cette histoire. J’ai trouvé cela un peu long, je ne comprenais pas bien où l’auteur voulait en venir, au final ça ne débouchait pas sur grand chose. Cela permet juste d’augmenter le suspens de manière sadique car tout se joue dans les cent dernières pages. Ça ne m’a pas empêché d’adorer lire tous ces détails et ces petites intrigues mais j’ai un peu décroché aussi à certains moments…

La couverture est d’une beauté et d’une sobriété, ce dessin pour moi représente la ville des Sables-d’opale qui est au bout de l’Arche du Pôle. Elle est aussi représentative de ma difficulté à aborder ce second tome. les deux tiers de l’histoire se déroulent à la Citacielle, le déplacement d’Ophélie au lieu de son mariage met énormément de temps à venir. Au final la couverture ne représente que la ville du dernier tiers de l’histoire. Ce que je trouve paradoxal, même si c’est dans ce lieu que tout ce joue, ce n’est pas le lieu primaire.

Les cent dernières pages en revanche ont fait battre mon cœur à cent à l’heure. On obtient les réponses à certaines questions mais aussi de nouvelles interrogations se posent. J’ai trouvé le dénouement palpitant et écrit avec une finesse, pour moi c’est l’apogée de ce second tome. Il faut le lire pour comprendre. Comme quoi, il faut parfois aller jusqu’au bout des choses parfois pour apprendre par la suite à les savourer.

Malgré le point négatif que j’ai souligné, cette saga La Passe-Miroir est une de mes favorites pour le moment et je vous la conseille énormément.

 

En résumé :

  • Couverture : ★★★
  • Intrigue : ★★★★
  • Style : ★★★★★
  • Personnages : ★★★★★

 

Prenez soin de vous, bonnes lectures.

Geekali ♡

 

Phobos de Victor Dixen

Je viens tout juste de terminer le roman Phobos de Victor Dixen et il m’est venu l’envie de vous en parler. Pour commencer je vais juste préciser que oui, j’ai 22 ans et que j’aime la littérature young-adult et jeunesse. Mon âme d’enfant est toujours présente, j’apprécie autant lire des grands classiques de littérature que des livres moins bons au niveau du style mais dont l’intrigue et le récit sont palpitants. Les beaux mots ne font pas forcément de bons livres… A méditer.

Je sais que beaucoup de personnes de mon entourage critiquent mes choix livresques et me demandent pourquoi je lis ce genre d’imbécillités. J’ai envie de répondre en reprenant à ma sauce du Forrest Gump : « n’est stupide que la stupidité… » Je vois la lecture comme un échappatoire, quand je m’adonne à la lecture c’est pour voyager, être transportée dans un autre univers, vivre les aventures des personnages à leurs côtés en ayant l’impression d’en faire partie. C’est ce que je recherche principalement dans les livres.

Pour revenir à ma dernière lecture : Phobos de Victor Dixen, mon avis est très mitigé. J’ai trouvé le contexte très sympathique et accrocheur en lisant la quatrième de couverture mais j’aurais dû m’arrêter là… Sincèrement je ne vais pas vous mentir, je ne sais pas quoi penser de cette lecture.

Mon avis ne regarde que moi, c’est pourquoi je vous propose un bref résumé sans spoiler. Phobos est l’histoire de douze jeunes gens : six filles et six garçons qui sont âgés entre 17 et 20 ans qui ont été sélectionnés parmi des millions de Terriens pour participer à une émission de télé-réalité un peu particulière : celle mettant en scène la colonisation de Mars via un programme nommé Génésis. La NASA, grande institution américaine spatiale a été rachetée par un fond d’investissement privé afin de combler la dette publique des Etats-Unis. Les protagonistes embarquent donc vers la fameuse planète rouge à bord d’un immense vaisseau : le Cupido au bord duquel il vont mener des séances de speed-dating afin de trouver l’amour et tenter de vivre heureux pour toujours sur Mars.

Je sais que ça sonne « cul-cul la praline » mais pour de vrai, cela pourrait être intéressant. Pour ma part, je n’ai jamais rien lu de tel et je crois que l’histoire est assez originale en soit. Le contexte est bien étudié et les éléments se référant à la navigation spatiale et la gravité semblent cohérents. On nous donne même la latence de communication car plus on s’éloigne de la Terre, plus la transmission des longue.

Mon premier problème vient des personnages… Je ne suis pas parvenue à m’identifier à Léonor la belle rousse incandescente timide et sauvage. Pourquoi ? Parce que je ne comprends pas son comportement. Elle est bien trop introvertie et dans sa bulle pour participer à un tel jeu. Dès les premières pages, on comprend qu’elle n’est pas à sa place et que cela risque d’être laborieux pour elle de changer et réussir à s’intégrer et se rendre attirante. Ce qui m’énerve c’est qu’elle est présentée comme une top-model, une vraie bombe qui s’ignore car elle préfère porter ses vieux jeans troués. Puis, d’un seul coup, au milieu du roman elle va devenir une fashion victime et se prêter au jeu de séduction, sans raison apparente. J’aimais beaucoup la Léo-la-rouge rebelle et je suis terriblement déçue qu’elle ait perdu son côté naturel qui lui allait si bien. Son rejet des codes et des normes, l’instauration de sa propre règle étaient ce qui m’avait fait flasher sur elle. Le retournement de situation m’a déchiré, d’un seul coup je n’aimais plus ce personnage et j’avais le sentiment que son âme et son charisme s’étaient évaporés. Pour ce qui est des autres, c’est une histoire de coup-bas, de jalousie, d’hypocrisie bien dissimulés car on a l’impression que tout est rose alors que c’est un jeu, il devrait donc y avoir de la rivalité, l’appât du gain que semble seulement avoir Elizabeth. Les garçons sont abordés partiellement, uniquement à travers les séances au parloirs qui s’enchaînent de manière peu classe. Aucune information sur leur quotidien, ce qu’ils pensent des filles qu’ils rencontrent au fur et à mesure, pas de bagarre ni d’embrouille…

Avec tout ce qu’on nous sert sur un plateau à la télévision, les émissions font toujours le buzz autour des conflits, des personnes qui menacent de quitter le plateau. Je pense que quitter le Cupido se révèle assez compliqué une fois qu’on est à l’intérieur mais la pression des caméras, on en parle ? Les douze jeunes sont des personnes sans attaches, solitaires qui se sont débrouillées par elles-mêmes toutes leur vie. Comment peuvent-ils vivre si bien le fait que leurs moindres gestes soient épiés du jour au lendemain ? En tout cas il n’en est pas fait mention.

Je dois admettre qu’un personnage a attiré mon attention, il ne s’agit que de la magistrale Serena McBee à qui j’ai aimé faire confiance, que j’ai adoré et que j’ai particulièrement apprécié détester. Cette femme est la classe et la grâce incarnée, on lui donnerait le bon Dieu sans confession sans avoir aucun soupçon de son maléfisme et son côté manipulateur. Elle n’est pas complètement détestable car elle fait tout pour sauver sa peau et son programme au final, on peut la critiquer pour les raisons qui font qu’elle aurait pu empêcher certaines choses de se produire (no spoiler promis). Elle agit pour protéger son projet, celui qu’elle a vu grandir et dont elle est la pièce maîtresse, c’est elle l’âme du programme Génésis et personne d’autre. C’est dommage que Léonor le personnage principal soit éclipsé par le rayonnement de Serena qui pour moi brille bien plus que « l’étoile rouge » comme on la surnomme.

J’ai beaucoup aimé la fluidité du récit, les phrases qui s’enchaînent parfaitement les unes aux autres mais je déplore le manque de variété de vocabulaire car stylistiquement parlant, c’est assez plat. Les descriptions sont vaseuses et manquent de précisions. Dans certains cas il m’a été impossible d’obtenir une représentation de la tenue ou du décor. Cet aspect pêche beaucoup au niveau du récit, j’ai l’impression qu’on nous laisse dans l’ignorance (ce qui est le cas) mais je pense que cela impacte beaucoup la lecture et affecte la compréhension globale. J’aime que ce soit carré et que les détails soient précis.

En résumé :

  • Couverture : ★★★★
  • Intrigue : ★★★★★
  • Style : ★★★★★
  • Personnages : ★★★★★

 

La note globale que j’attribue à cet ouvrage est de ★★★★★. Je vais tout de même vous surprendre car j’ai décidé de lire la suite. Sans avoir ni adoré, ni détesté, je m’accorde le bénéfice du doute. J’ai envie de donner une seconde chance à cette saga et cette histoire  assez originale qui pour moi pourrait être bien mieux si les personnages étaient mieux caractérisés et les scènes plus développées. Ce roman est un bon divertissement et j’encourage les personnes friandes de romances à s’y mettre. La suite au tome 2 que j’ai déjà acheté et qui attend sagement que je le débute.

Prenez soin de vous, bonnes lectures.

Geekali ♡

Au commencement, il y avait…

Je pense au moment où je relirai cet article dans quelques jours, mois, années, qui sait ? Je poufferai de rire, je rougirai de honte ou peut-être même que je le trouverai tellement naze que j’en réécrirai un histoire de cacher cette chose qu’on appelle « article d’introduction » ou premier article. J’essayerai de m’en empêcher car même si personne ne me lis ou ne trouve le contenu de ce site intéressant, cela représentera la première étape de mon travail, ce que j’aime faire. Si j’ai des dizaines ou centaines d’autres articles, ce sera le premier, le bébé de tous ou plutôt l’ancêtre pour faire dans le réel. S’il devient doyen, je pourrai me souvenir de ce que c’était de taper sur les touches de mon clavier pour la première fois de toute mon existence écrire un article. Je suis pratiquement sortie du ventre de  ma mère avec un ordinateur donc ce n’est pas une première pour moi mais me dévoiler, partager et ne pas avoir peur de m’exprimer, oui on peut considérer ça comme un baptême. L’écriture a toujours été un moyen de m’évader, de m’inventer des univers, des personnages, des situations bien différentes de ce qu’on peut trouver dans la réalité. Créer de toute pièce est un projet long et fastidieux mais quel soulagement une fois qu’on réalise que certaines choses se sont mises en place et prennent vie sous nos yeux. Geekali est juste aux portes de son commencement, ce souhait va devenir réalité, il aura du succès ou non, sera lu ou ignoré mais je vais y mettre une partie de moi.

Je ne veux pas faire un « blog » comme tous les autres, je veux qu’il soit drôle, qu’il parte dans tous les sens et qu’il ne soit surtout pas sérieux. Je veux que ce site soit à mon image, qu’il rassemble toutes les choses que j’aime et que je ne laisse pas de place au doute ou à la peur, je me lance dans cette aventure, ce processus de création sans me poser de questions.